Le Chili : un exemple en matière de transition écologique

Comme la plupart des pays, le Chili est concerné par la pollution et place la transition écologique au cœur de sa politique. En effet, près de 23 000 tonnes de déchets plastiques sont produits chaque année au Chili. Une grande partie est jetée le long des côtes du pays, puis se retrouve dans l’océan Pacifique. Triste constat auquel le Chili a décidé de remédier. Voyons ensemble quelques exemples d'avancées législatives mises en place pour y parvenir.

 

Chili : interdiction d’utiliser des emballages et couverts en plastique à usage unique

Alors que le Chili était le premier pays d’Amérique Latine à interdire l’usages des sacs en plastique, le pays a mis les bouchées doubles !

Depuis février 2022, il n’est plus possible d’utiliser des emballages alimentaires à usage unique contenant du plastique. Les restaurants et autres commerces ont donc dû s’adapter : les gobelets, couverts et autres emballages en plastique ont laissé place à de nouveaux emballages alimentaires en matières compostables ou recyclables (kraft, PLA, etc). D’ici à 2024, tout emballage alimentaire doit être conçu à partir de ressources renouvelables et certifié compostable industriellement. La filière de compostage industriel se développe alors davantage.

 

Loi REP au Chili : nouvelles opportunités de compostage industriel

Les initiatives de compostage industriel se multiplient afin d’atteindre les objectifs fixés par le Gouvernement Chilien, à l’instar de la société Henkel Chili qui a lancé en 2017 son procédé de compostage industriel. L’entreprise chilienne Biofeed a par ailleurs proposé une machine unique au monde permettant notamment de réduire le gaspillage alimentaire jusqu’à 90% en 24h seulement !

Outre les entreprises, les communes participent également ! Santa Juana, Talcahuano, Talca et d’autres encore ont installé des usines de compostage industriel alimentés principalement par les déchets organiques provenant des foires et jardins. Les collectes à domicile devraient d’autre part être mises en place.

     

    La conscience écologique des consommateurs : un élément clé de la transition écologique 

    En 2017, le taux de recyclage des déchets au Chili n’était que de 10%. Afin de faire face aux enjeux environnementaux actuels, la loi REP (Responsabilité Etendue au Producteur) a alors défini comme prioritaire le recyclage de 6 types de produits : les emballages, les appareils électriques/électroniques, les huiles lubrifiantes, les batteries, les piles et les pneumatiques. Pour ce faire, la loi vise à ce que les produits usagés soient remis par leurs utilisateurs à un intermédiaire, qui les renvoie par la suite au fabricant d’origine ou au distributeur responsable de leur recyclage.   

    Le plus dur reste néanmoins de faire évoluer les mentalités chiliennes : le recyclage domestique ne représentait que 2% en 2017. Pour cela, les campagnes pour sensibiliser l’opinion publique se multiplient. La région métropolitaine de Santiago a notamment mis en place un programme sur 2 ans afin de transmettre l’importance du tri des ordures ménagères. Les entreprises participent également : Coca-Cola a par exemple mis en œuvre des programmes de recyclage dans 37 écoles.

     

    La pollution plastique est un problème majeur qui concerne le Chili comme tout autre pays du monde. Pour y remédier, l’ensemble de la population est concerné : les entreprises et diverses organisations, également les personnes civiles.

    3,4 millions de dollars ont été alloués au ministère de l’Environnement chilien afin de financer des projets, programmes et actions visant à réduire la production de déchets et à augmenter le taux de récupération de ces derniers.

    Si les entreprises mettent tout en œuvre afin de recycler davantage et mieux, la population doit quant à elle trier correctement ses déchets afin qu’ils puissent être collectés puis revalorisés.

    Il s’agit bien d’un réel enjeu environnemental commun à tous. Espérons que les autres pays suivent l’exemple du Chili.

     

    * Sources : 

    https://mma.gob.cl/

    https://www.lesechos.fr/